L'incroyable érable Fermer

Martin Falardeau

Ce que j’aime de l’érable, c’est l’authenticité du produit. Pour moi, l’érable, c’est notre emblème du terroir.

Portrait

Boulanger propriétaire, La Meunerie urbaine

C’est à l’âge de 15 ans que Martin Falardeau a trouvé sa voie… en cuisine. Les coups de feu, la pression, l’ambiance de travail… ce milieu avait tout pour lui plaire ! Mais le jour où il découvre la panification, il a une révélation. Et cette passion ne le quittera jamais, ce qui lui vaudra de remporter plusieurs prix.

L’aventure de Martin Falardeau démarre en 1985 dans un petit restaurant de campagne. Après une formation en cuisine d’établissement à l’ITHQ, il travaille dans différents restaurants réputés au Canada, puis à la boulangerie Le Fromentier. En 1997, il ouvre sa première boulangerie, La femme et le boulanger, qu’il vendra en 2001. C’est en 2009 à Mont-Saint-Hilaire qu’il ouvre Le pain dans les voiles, dont la réputation n’est plus à faire.

Là où il y a du pain, il y a une famille

Représentant le Canada au Mondial du pain en France à deux reprises il remporte la 2e place au concours de la meilleure baguette en 2011, puis le prix du Meilleur apprenti boulanger pour le Canada en 2013. C’est à cette époque qu’il ouvre la seconde boulangerie Le pain dans les voiles à Montréal. En 2015, il remporte la plus haute distinction décernée par les lecteurs de LaPresse et un jury d’experts pour la meilleure baguette dans la grande région de Montréal, et en 2017, l’Association des boulangers artisans du Québec lui remet le prix de la meilleure baguette traditionnelle. Cette dernière année sera d’ailleurs marquée par le début d’une nouvelle aventure, celle de La Meunerie urbaine dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce de Montréal.

« Là où il y a du pain, il y a une famille » aime citer Martin Falardeau. « Et c’est vrai ! » ajoute-t-il, lui qui est si heureux de créer des souvenirs olfactifs, gustatifs et visuels pour les enfants qui entrent dans sa boulangerie avec les yeux plus gros que le ventre et l’envie de tout essayer !

L’érable de Martin

Compte tenu de sa douceur, le sirop d’érable s’harmonise très bien avec la crème.

Tranche de vie… à l’érable

Mon premier souvenir de l’érable est relié à l’odeur du feu de bois mélangée à l’évaporation de l’eau d’érable dans la petite cabane d’un oncle. Ce que j’aime de l’érable, c’est l’authenticité du produit. Pour moi, l’érable, c’est notre emblème du terroir.

Petits garçons, mon frère et moi avions trouvé un livre sur la fabrication du sirop d’érable. À l’intérieur, on nous montrait les Amérindiens avec leurs raquettes en train de récolter l’eau d’érable avec de petites branches coupées en deux et vidées de leur cœur pour en faire une gouttière. Après l’avoir lu, nous avions pris nos couteaux de poche, chaussé nos raquettes, et ramassé tous les pots de margarine, crème glacée et autres contenants en plastique récupérés par ma mère. Nous partions à la recherche d’érables dans le bois derrière la maison. Tous les soirs, après l’école, nous récoltions notre eau d’érable. Rendus au samedi, nous avions sorti le poêle à bois du garage et commencé à faire réduire l’eau. C’est long faire du sirop !

Ensuite nous avons mis notre précieux sirop dans un pot. Nous salivions à l’idée de nous régaler.

Malheureusement, le pot choisi dans le garage avait déjà contenu de l’huile à moteur…

 

Recettes créées par notre ambassadeur culinaire de l’érable